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Une association de
professionnels et de citoyens
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L'avenir du Béarn ainsi que le destin d'une bonne partie des Pays de l'Adour sont largement conditionnés par les moyens qui leur seront donnés, très rapidement, de se désenclaver et de s'ouvrir véritablement sur l'Europe. La situation économique de cette région apparaît, en effet, aujourd'hui, sérieusement compromise en raison d'une géographie particulière : adossé aux Pyrénées, le Béarn ne peut ni communiquer aisément avec les régions voisines de l'Aragon et de la Navarre, ni améliorer sa relation avec le nord de l'Aquitaine et au-delà vers l'Europe du nord, faute d'infrastructures suffisantes. Un seul coup d'oeil sur la carte de la région suffit pour voir et se persuader qu'une liaison routière, rapide et sûre, est indispensable, sur l'axe nord-sud, de Bordeaux au tunnel du Somport, en passant par Langon, Pau et Oloron-Sainte-Marie.
La réalisation de ce tunnel international, décidée à la fin des années 1980 par les Etats français et espagnols et très soutenue par la Communauté européenne, a fait naître en Béarn bien des espérances. Hélas ! aux difficultés rencontrées, au départ, en raison de l'opposition des certains groupes anti-tunnel redoutant que cet axe ne devienne un " couloir à camions ", se sont ajoutés les atermoiements des pouvoirs publics. Lesquels se manifestent jusque dans le projet de remise en service de la ligne ferroviaire Pau-Canfranc.
Résultat de cette incurie :
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Alors que le tunnel est sur le point d'être ouvert à la circulation, l'aménagement du chemin (presque) vicinal - RN 134 - en vraie route nationale en vallée d'Aspe qui y conduit, depuis Oloron-Sainte-Marie, est loin d'être terminé.
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L'autoroute Pau-Oloron, programmée depuis dix ans, est toujours au point mort .
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Quant à la liaison Pau-Langon, dont tous les usagers souhaitent qu'elle ait les caractéristiques d'une autoroute, le projet, toujours imprécis - on ne sait toujours pas quelle formule sera choisie, entre Langon et Aire-sur- l'Adour, depuis le temps : autoroute concédée ou pas, aménagement sur place ou pas, - n'en finit pas de subir des contretemps insupportables.
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Enfin, à l'exception de déclarations d'intention du gouvernement, d'un crédit important du Conseil régional d'Aquitaine et de la volonté manifestée par les décideurs espagnols de rénover la ligne depuis Saragosse, rien n'est encore vraiment décidé en vue de la réhabilitation de la liaison ferroviaire Oloron-Canfranc.
A plusieurs reprises, depuis le début des années 1990, des groupements se sont constitués pour défendre les projets routiers et insister sur leur impérieuse nécessité: l'association " Marche pour le Somport " puis le " Manifeste du 26 mai 1992 ", lequel réunissait, dans une même dynamique revendicatrice, la majorité des organisations socio-professionnelles, consulaires, patronales, syndicales du Béarn. Des assurances ont été données, des projets ont pris forme. Hélas ! ils n'ont jamais abouti réellement, faute de détermination de la part de ceux qui, au niveau de l'Etat, avaient la responsabilité de les mettre en œuvre. Si l'on excepte le tunnel qui, lui, a été percé, rien n'a été fait en une décennie, en dehors de l'aménagement de dix kilomètres de route en vallée d'Aspe. Et les années passent... Pendant ce temps les Espagnols ont totalement adapté le réseau routier qui irrigue l'Aragon jusqu'au tunnel du Somport. Contrat rempli en ce qui les concerne et même très bien rempli si l'on en juge par la qualité de leurs routes. On conçoit que les Aragonais soient fondés à manifester de l'impatience et même carrément de l'irritation lorsqu'il observent nos lenteurs, nos hésitations et qu'ils puissent déplorer, quelque part, un manquement au contrat international passé pour améliorer le franchissement des Pyrénées. Dans le même temps où le Béarn s'impatiente de voir que les promesses ne sont pas tenues par l'Etat pour le sortir de son isolement, la situation s'aggrave dramatiquement dans le domaine du transport transpyrénéen des marchandises. A la vitesse où s'accroît la circulation des poids lourds entre la péninsule ibérique et la France, le réseau actuel et notamment en Aquitaine la Nationale 10, va être prochainement saturé. D'où la nécessité de trouver rapidement des substituts à ce mode de transport pour soulager les axes encombrés. Parmi les remèdes, il y a le transport ferroviaire. Nombre de Béarnais, là encore, sont soucieux de voir les Pouvoirs publics se préoccuper de ce problème et de se prononcer clairement. En attendant de réaliser une traversée des Pyrénées au moyen d'un tunnel de basse altitude, comparable dans son concept à celui qui traverse la Manche, ce qui va demander quelques années d'études, beaucoup pensent que l'on doit remettre en service la ligne Pau-Canfranc désaffectée de puis 1970.
La situation inacceptable des infrastructures routières et toutes les questions liées à la modernisation des lignes ferroviaires dans notre région - il faut cinq heures quand ce n'est pas six, pour aller en TGV de Pau à Paris - sont à l'origine de l'association Béarn Adour Pyrénées " nos chemins pour l'Europe " dont la philosophie et le programme d'action sont clairement définis : mettre les Pouvoirs publics en face de leurs responsabilités et les pousser à concrétiser tous les projets qu'ils ont promis.
Toutes ces questions sont analysées par les quatre commissions opérationnelles de bap ( cliquez sur Dossiers)
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