![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() |
||||||||||||||
La moitié seulement de l'itinéraire a été modernisée Juin 2001 Pau-Canfranc
|
Historique Inauguration le 18 juillet 1928. Trafic particulièrement important de 1940 à 1944 (du Portugal et de l'Espagne vers la Suisse) De 1945 à 1948, frontière fermée pour motifs politiques. 1949 à 1970, trafic marginal (agrumes et maïs) jusqu'à l'accident du 28 mars 1970, à partir duquel, après effondrement du pont de l'Estanguet sous un train de maïs en vitesse arrière incontrôlée, le trafic n'a jamais repris. Les polémiques dans la société locale : Depuis, l'opposition systématique de la SNCF et son discours de dénigrement de cette ligne, l'imbrication dans la vallée d'Aspe de la route et du rail, ont constitué un point de cristallisation des polémiques idéologico- médiatiques où les premiers rôles ont été tenus par les écologistes et "nymbistes ", les ours, le lobby routier un moment complice de la SNCF dans son combat contre le rail, les juges administratifs annulant les procédures suivies au sujet de la route, le Ministère et l'Administration sur une réserve prudente, attribuant parcimonieusement les crédits routiers.
La création de BAP est intervenue dans ce nouveau contexte, sur le constat que ni la route Nord-Sud, ni le rail vers l'Espagne n'avançaient vraiment. Le Béarn prenant ainsi conscience d'être pris en otage dans les polémiques idéologiques nationales et internationales, le brouhaha politicien et l'inertie administrative consécutive, se révoltait contre son enclavement. Dans cette période, deux constantes :
L'attitude du pouvoir
En effet, l'opposition de la SNCF a évolué dans sa communication souterraine. Pendant longtemps, celle-ci s'appuya sur la technique (impossibilité de faire passer les trains dans les tunnels), puis sur la rentabilité et le coût de remise en service, enfin ces derniers temps sur le double emploi du TPS avec un futur tunnel de base ou sur une pseudo-absence de volonté des Espagnols. Tous ces arguments se sont effondrés les uns après les autres, mais l'obstruction reste vivace dans une partie des milieux ferroviaires jacobins, l'entreprise ne voulant ni assurer elle-même l'exploitation de cette ligne marginale, ni la voir confier à un opérateur tiers. Que signifie dans ce contexte la promesse du 1er Ministre Jospin sur la réouverture le 5 février dernier ? Est-ce la marque d'une impuissance en face de sa technocratie ou le signe d'une volonté de lui imposer une décision politique ? Jusqu'à présent, RFF s'est montré d'une remarquable discrétion, son président ne s'étant jamais exprimé. C'est pourtant l'établissement public RFF qui détient les clés juridiques et politiques du projet, même si on sait que, n'ayant pas de moyens financiers, on peut penser que ce n'est pas lui qui supportera le coût des travaux.(cf IV ci-après)
|
|||||||||||||