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III  - Présentation de la Commission
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III  - Le train à la vitesse d’un…brise-glaces
III  - Historique
III  - Assemblée nationale du 30 janvier 2001
III  - De « Gabarn » au Somport une situation dramatiquement figée
III  - Exemples dans d'autres pays
III  - Les problèmes posés
IV  - A régler : l’interopérabilité aux frontières
IV  - L’Aragon pour la traversée centrale
IV  - Et autres considérations techniques
IV  - Historique et actualités de 2003 à aujourd'hui
IV  - Les projets ferroviaires à l’étude par la Commission :
IV  - Ce qui reste à faire en vallée d’Aspe
IV  - Annexes
IV  - En suivant le Rio Gallego
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VI  - Conclusions
VI  - Le poids polluant des poids lourds
VI  - L'ascension vers Canfranc
VI  - D’Oloron au Somport seule la déviation de Bedous (CARTE)
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VII  - Planning prévisionnel
VII  - Oxydes d’azote en vallée d’Aspe
VII  - Composition de la commission
VIII  - Nos objectifs et nos priorités
VIII  - Pau-Canfranc : une fausse bonne solution
VIII  - Une invention suisse : la RPLP
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IX  - Deux tunnels ferroviaires en chantier
IX  - Urgences pour une liaison autoroutière
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- Présentation de la commission A65
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XI  - Un bon exemple de transport combiné
XI  - Pourquoi un dossier bon en 2004 ne l’est-il plus en 2008 ?
XII  - La liaison Pau-Oloron telle que nous la souhaitons
XII  - SNCF : « une organisation obsolète »
XIII  - Présentation de BAP
XIII  - Fer : les retards de l’Espagne
XIV  - Lignes à grande vitesse : les projets prennent du retard
XV  - Espoirs et limites actuelles du cabotage maritime
XVI  - Le maritime plus crédible que le fer ?
XVII  - Conclusions de l’envoyé spécial de BAP

La nouvelle liaison Pau - Oloron-Sainte-Marie est vraiment maudite

L'Etat décide d'annuler le projet pour cause de Grenelle de l'Environnement


Un concept inédit pour l'A650 : une autoroute à deux fois ...une voie

La liaison Pau-Oloron-Sainte-Marie connaît bien des vicissitudes. Qu'on en juge.

Le Comité Interministériel d'Aménagement du Territoire (CIAT) a inscrit le  5 novembre 1990 au schéma directeur routier national la section Pau-Oloron sous forme d'une autoroute concédée (antenne autoroutière A 650).
Cette nouvelle liaison a été confirmée dans le dernier schéma directeur routier approuvé par décret n° 92 - 379 du 1er avril 1992. 
Par les échanges transpyrénéens et le trafic interurbain qu'elle doit faciliter, elle soulagera d'autant la RN 134 au sud de Pau.
En effet, compte tenu de son intérêt, pour favoriser les relations entres les Pays de la Communauté Européenne, la RN 134 est classée itinéraire Européen E7.
Aujourd'hui l'absence d'autoroute entre Bordeaux et Pau est purement scandaleuse. Mais considérer cette liaison, ô! combien vitale pour notre région, comme une fin en soi, serait commettre une erreur car elle ne peut être conçue que comme une étape de l'axe routier Bordeaux - Pau - Saragosse.

A deux fois ...une voie!
La réalisation de l'antenne autoroutière A 650 reliant Pau à Oloron à partir de la double connexion sur l'A64 Bayonne-Toulouse et de la future A65 Pau-Langon était d'autant mieux acceptée par les Pouvoirs publics qu'elle désenclavait tout le Haut-Béarn et participait à une meilleure relation indispensable pour les échanges économiques et touristiques avec l'Aragon . 
Le projet était bien lancé. Le tracé, tout à fait nouveau, à travers les coteaux séparant la vallée du Gave de Pau et du gave d'Oloron était dessiné et acquis. Les premières consultations concernant la bande des 1000 m avaient été réalisées.
L'affaire se présentait bien jusqu'au jour où l'on apprit que le Ministère de l'Equipement optait pour une formule aussi inédite qu'inepte : une autoroute à deux fois une seule voie... On aurait voulu faire avorter le projet qu'on n'aurait pas trouvé meilleure idée ! 

Mais on allait  constater  que cette annonce , qui parut à beaucoup totalement ubuesque, n'était qu'une simple étape vers l’abandon définitif du projet, qui intervenait en 2002. L’argument mis en avant pour justifier un tel abandon est que les procédures adoptées par « Bruxelles », c’est-à-dire en fait par le Conseil des Ministres des Etats membres, interdisait l’« adossement » d’une portion d’autoroute non rentable à une autre section plus rentable. Le ministère de l'Equipement, dans ces conditions, estimant prohibitif pour l'Etat et les collectivités, le coût des viaducs, des ouvrages d'art et des deux tunnels, dont l'un de 2520 m à Arbus, conçu pour préserver l'environnement mettait le projet dans un tiroir. 
Pourtant le barreau autoroutier Toulouse – Pamiers, qui était programmé en même temps et qui n’est pas plus chargé en trafic, est ouvert à la circulation depuis deux ans ! Cherchez l’erreur…

Désormais les usagers doivent toujours faire contre mauvaise fortune bon cœur et continuer  à emprunter l’actuelle Pau – Oloron, la RN 134, voie partiellement urbaine, limitée en partie à 50 km/h, bordée de platanes et de radars, sinueuse, étroite et dangereuse pour les riverains et pour les automobilistes. C'est un des itinéraires les plus meurtriers de la région.

Petite compensation: les usagers peuvent  emprunter la déviation de Gan fin 2006, alors qu’elle est en chantier depuis plus de 6 ans !

Un nouveau projet de route Pau - Oloron qui tombe à l'eau

Les études menées par la Direction des Routes au ministère de l'Équipement et des Transports ont - quand même - abouti depuis à la présentation d’un projet simplifié et moins onéreux d’une simple route nationale nouvelle à deux voies avec créneaux de dépassement empruntant le sillon initialement prévu pour l’autoroute. Toutes les autres solutions, notamment l'aménagement de l'actuelle RN 134 devant être abandonnées, en raison de leurs  difficultés techniques, notamment entre  Gan et Pau.

Cette liaison devait être  concédée pour la partie nord de raccordement à l’A65 Pau – Bordeaux et le tunnel d’Arbus (2,5km) pour un coût de 200M€, puis serait à la charge de l’Etat pour le prolongement jusqu’au Gabarn d’Oloron (130 M€). Globalement l’engagement financier public serait de 200M€

Nous sommes déjà prévenus que cette charge financière ne pourra être assumée en même temps que l’A65. Aucune date ne peut donc être avancée, d'autant moins avancée que le 4 juin 2008, le ministère de l'Ecologie et du développement durable décide d'abandonner ce qu'il appelle faussement un projet autoroutier entre Pau et Oloron pour cause de Grenelle de l'Envrionnement.

Tollé des élus béarnais unanimes sur ce dossier, tollé des socioprofessionnels, vive réaction de BAP. Le conseil général des Pyrénées-Atlantiques  annonce qu'il a un plan B mais attend de voir ce que l'Etat décide avant de passer à l'offensive

En tout état de cause  BAP reste  extrêmement prudent et vigilant sur ce dossier  d'une importance capitale car il  conditionne en grande partie l'avenir du bassin industriel d'Oloron-Sainte-Marie.

Le contournement d’Oloron


Après l’abandon de l’autoroute A650, les pouvoirs publics ont accepté d’offrir comme lot de consolation le contournement d’Oloron par une liaison nouvelle Gabarn – Gurmençon, à la charge de l’Etat, tandis que le Conseil Général acceptait de mettre en chantier le complément Gabarn – Pont Laclau, ces deux barreaux permettant de détourner du centre ville l’essentiel du trafic de transit.

Le Département poursuit normalement la procédure et les travaux sur la déviation Gabarn-Pont Laclau. L'enquête d'utilité publique pour le controunement d'Oloron Ste Marie, dite Gabarn-Gurmençon, vient de se terminer. BAP a bien évidemment participé à cette enquête en réalisation une contribution.
Voir également les articles de Sud Ouest et de Pyrénées Presse.

La  Commission d'enquête donne un avis favorable auprintemps de 2007. Depuis on attend....
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