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La nouvelle liaison Pau - Oloron-Sainte-Marie ( ex-antenne autoroutière A 650)

Deux régimes sur le même itinéraire


Un concept inédit pour l'A650 : une autoroute à deux fois ...une voie

La liaison Pau-Oloron-Sainte-Marie connaît bien des vicissitudes. Qu'on en juge.

Le Comité Interministériel d'Aménagement du Territoire (CIAT) a inscrit le  5 novembre 1990 au schéma directeur routier national la section Pau-Oloron sous forme d'une autoroute concédée (antenne autoroutière A 650).
Cette nouvelle liaison a été confirmée dans le dernier schéma directeur routier approuvé par décret n° 92 - 379 du 1er avril 1992. 
Par les échanges transpyrénéens et le trafic interurbain qu'elle doit faciliter, elle soulagera d'autant la RN 134 au sud de Pau.
En effet, compte tenu de son intérêt, pour favoriser les relations entres les Pays de la Communauté Européenne, la RN 134 est classée itinéraire Européen E7.
Aujourd'hui l'absence d'autoroute entre Bordeaux et Pau est purement scandaleuse. Mais considérer cette liaison, ô! combien vitale pour notre région, comme une fin en soi, serait commettre une erreur car elle ne peut être conçue que comme une étape de l'axe routier Bordeaux - Pau - Saragosse.

A deux fois ...une voie!
La réalisation de l'antenne autoroutière A 650 reliant Pau à Oloron à partir de la double connexion sur l'A64 Bayonne-Toulouse et de la future A65 Pau-Langon était d'autant mieux acceptée par les Pouvoirs publics qu'elle désenclavait tout le Haut-Béarn et participait à une meilleure relation indispensable pour les échanges économiques et touristiques avec l'Aragon . 
Le projet était bien lancé. Le tracé, tout à fait nouveau, à travers les coteaux séparant la vallée du Gave de Pau et du gave d'Oloron était dessiné et acquis. Les premières consultations concernant la bande des 1000 m avaient été réalisées.
L'affaire se présentait bien jusqu'au jour où l'on apprit que le Ministère de l'Equipement optait pour une formule aussi inédite qu'inepte : une autoroute à deux fois une seule voie... On aurait voulu faire avorter le projet qu'on n'aurait pas trouvé meilleure idée ! 

Mais on allait  constater  que cette annonce , qui parut à beaucoup totalement ubuesque, n'était qu'une simple étape vers l’abandon définitif du projet, qui intervenait en 2002. L’argument mis en avant pour justifier un tel abandon est que les procédures adoptées par « Bruxelles », c’est-à-dire en fait par le Conseil des Ministres des Etats membres, interdisait l’« adossement » d’une portion d’autoroute non rentable à une autre section plus rentable. Le ministère de l'Equipement, dans ces conditions, estimant prohibitif pour l'Etat et les collectivités, le coût des viaducs, des ouvrages d'art et des deux tunnels, dont l'un de 2520 m à Arbus, conçu pour préserver l'environnement mettait le projet dans un tiroir. 
Pourtant le barreau autoroutier Toulouse – Pamiers, qui était programmé en même temps et qui n’est pas plus chargé en trafic, est ouvert à la circulation depuis deux ans ! Cherchez l’erreur…

Désormais les usagers doivent toujours faire contre mauvaise fortune bon cœur et continuer  à emprunter l’actuelle Pau – Oloron, la RN 134, voie partiellement urbaine, limitée en partie à 50 km/h, bordée de platanes et de radars, sinueuse, étroite et dangereuse pour les riverains et pour les automobilistes. C'est un des itinéraires les plus meurtriers de la région.

Aux dernières nouvelles les usagers peuvent espérer emprunter la déviation de Gan vers la fin 2005, alors qu’elle est en chantier depuis plus de  5 ans !

Un nouveau projet de route Pau - Oloron

Les études menées par la Direction des Routes au ministère de l'Équipement et des Transports ont - quand même - abouti depuis à la présentation d’un projet simplifié et moins onéreux d’une simple route nationale nouvelle à deux voies avec créneaux de dépassement empruntant le sillon initialement prévu pour l’autoroute. Toutes les autres solutions, notamment l'aménagement de l'actuelle RN 134 devant être abandonnées, en raison de leurs  difficultés techniques, notamment entre  Gan et Pau.

Cette liaison serait concédée pour la partie nord de raccordement à l’A65 Pau – Bordeaux et le tunnel d’Arbus (2,5km) pour un coût de 200M€, puis serait à la charge de l’Etat pour le prolongement jusqu’au Gabarn d’Oloron (130 M€). Globalement l’engagement financier public serait de 200M€

Nous sommes déjà prévenus que cette charge financière ne pourra être assumée en même temps que l’A65. Aucune date ne peut donc être avancée.
Des études géotechniques sont lancées en 2005 au niveau du tunnel d’Arbus.
Le dossier de DUP pourrait aboutir fin 2006 pour une réalisation au cours du plan Etat – Région suivant (plan à six ans). Le gros problème de cet itinéraire reste  donc son financement. C'est pourquoi  BAP reste  extrêmement prudent et vigilant sur ce dossier  d'une importance capitale car il  conditionne en grande partie l'avenir du bassin industriel d'Oloron-Sainte-Marie.

Le contournement d’Oloron
Après l’abandon de l’autoroute A650, les pouvoirs publics ont accepté d’offrir comme lot de consolation le contournement d’Oloron par une liaison nouvelle Gabarn – Gurmençon, à la charge de l’Etat, tandis que le Conseil Général acceptait de mettre en chantier le complément Gabarn – Pont Laclau, ces deux barreaux permettant de détourner du centre ville l’essentiel du trafic de transit.

Le Département poursuit normalement la procédure et les travaux sur la déviation Gabarn-Pont Laclau. L'enquête d'utilité publique pour le controunement d'Oloron Ste Marie, dite Gabarn-Gurmençon, vient de se terminer. BAP a bien évidemment participé à cette enquête en réalisation une contribution.
Voir également les articles de Sud Ouest et de Pyrénées Presse.

Nous attendons pour le moment les conclusions de la Commission d'enquête.
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