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  Sommaire  
- Le contexte par les chiffres
II  - Les préconisations de la Commission européenne
III  - Le train à la vitesse d’un…brise-glaces
IV  - L’Aragon pour la traversée centrale
- Une nouvelle voie Pampelune-Orthez ?
VI  - Le poids polluant des poids lourds
VII  - Oxydes d’azote en vallée d’Aspe
VIII  - Une invention suisse : la RPLP
IX  - Deux tunnels ferroviaires en chantier
- Internationaliser les coûts externes
XI  - Un bon exemple de transport combiné
XII  - SNCF : « une organisation obsolète »
XIII  - Fer : les retards de l’Espagne
XIV  - Lignes à grande vitesse : les projets prennent du retard
XV  - Espoirs et limites actuelles du cabotage maritime
XVI  - Le maritime plus crédible que le fer ?
XVII  - Conclusions de l’envoyé spécial de BAP

Le contexte par les chiffres

Le contexte par les chiffres

 

         Comment rendre compatible la protection des montagnes en Europe avec le développement durable quand 75% du trafic qui y transite est routier et peut entraîner des risques de pollution ? Dans les Pyrénées, plus encore que dans les Alpes, la route joue un rôle dominant, notamment en ce qui concerne le transit des poids lourds. En dix ans à peine, la circulation des camions a doublé.

       

         Rappelons quelques chiffres essentiels  :

  •       L’Espagne, La France et le Portugal représentent une population de 108 millions d’habitants. Le parc des véhicules (plus de 500 pour 1000 en France et en Espagne) ne cesse de  s’accroître.

  •      117 millions de personnes ont franchi les Pyrénées en 2000. 97 000 véhicules en moyenne traversent la chaîne chaque jour.

  •     Depuis 1970, le trafic des marchandises par la route a triplé en Europe. Le transport du fret par le chemin de fer a diminué de 10%.

  •     L’évolution  du volume des échanges de marchandises entre la Péninsule Ibérique et le reste de l’Europe a beaucoup augmenté pour atteindre 166 millions de tonnes en 1999. La route en assume  55%, le maritime  40%,  le fer 3% et le transport combiné rail-route 2%.

  •     La traversée des Pyrénées par les camions se fait presque essentiellement aux extrémités : en 2000, 7 000 poids lourds en moyenne, chaque jour, ont passé la frontière à Irun-Béhobie et 8 000 au Perthus-la Junquera. Sur les autoroutes (A10 et A9 en France) la fréquentation des poids lourds a été multipliée  par  2 et 2,5 en dix ans.

  •      Dans le même temps on compte 304 PL à Bourg-Madame, 149 au Somport et 189 à Fos (Val d’Aran). Cela signifie qu’il n’existe pas de transit par les Pyrénées centrales indépendamment du trafic de proximité.

  •      Les deux régions génératrices de gros trafic sont  la Catalogne et le Pays basque espagnol.

  •      Le transit par le fer connaît une  hausse faible ( seulement 4,2 MT) et se fait  principalement à Irun-Hendaye et à Port-Bou-Cerbère. Seulement 3 millions de tonnes passent de la route espagnole au chemin de fer français

  •      Le transit maritime, en légère baisse, n’en continue pas moins à jouer un grand rôle pour l’échange des marchandises entre la péninsule et le reste de l’Europe, notamment avec la Grande-Bretagne, la Hollande et l’Italie.

  •     En Espagne, le rapport transport voyageurs et marchandises, route/chemin de fer est de 20 contre 1 à l’heure actuelle.

  •      En 2000, la fiscalité générée par le transport routier en France a représenté 300 milliards de francs, celle générée par le transport ferroviaire… 4,8 milliards de francs.

  •      Les statistiques officielles laissent entendre que le trafic des poids lourds entre la péninsule et la France  pourrait doubler d’ici 2020.  En admettant que la croissance économique se poursuive en Europe, qu’il y ait 110 millions de tonnes supplémentaires à faire transiter par les Pyrénées en 2020;  en admettant par ailleurs que la RENFE et la SNCF parviennent à en prendre 15 ou 16 millions à leur compte -le transport maritime devant régresser, estiment les prévisionnistes- le transport routier diminuera seulement de deux points en pourcentage mais continuera malgré tout à prendre une part de marché considérable. Il y aura toujours beaucoup de camions en transit à travers les Pyrénées. Or le niveau de saturation des autoroutes 2x3 voies est atteint avec 32 000 PL/J. (15 000 en 1999 ).