|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Le contexte par les chiffres
Comment rendre compatible la protection des montagnes en Europe avec le
développement durable quand 75% du trafic qui y transite est routier et
peut entraîner des risques de pollution ? Dans les Pyrénées, plus encore
que dans les Alpes, la route joue un rôle dominant, notamment en ce qui
concerne le transit des poids lourds. En dix ans à peine, la circulation
des camions a doublé.
Rappelons quelques chiffres essentiels :
L’Espagne, La France et le Portugal
représentent une population de 108 millions d’habitants. Le
parc des véhicules (plus de 500 pour 1000 en France et en Espagne) ne
cesse de s’accroître.
117 millions
de personnes ont franchi les Pyrénées en 2000. 97 000 véhicules
en moyenne traversent la chaîne chaque jour.
Depuis 1970, le trafic des marchandises
par la route a triplé en Europe. Le transport du fret par le chemin de
fer a diminué de 10%.
L’évolution du volume des échanges de marchandises entre la Péninsule
Ibérique et le reste de l’Europe a beaucoup augmenté pour atteindre
166 millions de tonnes en 1999. La route en assume 55%, le
maritime 40%, le fer 3% et le transport combiné
rail-route 2%.
La
traversée des Pyrénées par les camions se fait presque essentiellement
aux extrémités : en 2000, 7 000 poids lourds en moyenne, chaque
jour, ont passé la frontière à Irun-Béhobie et 8 000 au
Perthus-la Junquera. Sur les autoroutes (A10 et A9 en France) la
fréquentation des poids lourds a été multipliée par 2 et 2,5
en dix ans.
Dans le
même temps on compte 304 PL à Bourg-Madame, 149 au
Somport et 189 à Fos (Val d’Aran). Cela signifie qu’il n’existe
pas de transit par les Pyrénées centrales indépendamment du trafic de
proximité.
Les deux
régions génératrices de gros trafic sont la Catalogne et le Pays
basque espagnol.
Le
transit par le fer connaît une hausse faible ( seulement 4,2 MT)
et se fait principalement à Irun-Hendaye et à Port-Bou-Cerbère.
Seulement 3 millions de tonnes passent de la route espagnole au
chemin de fer français
Le
transit maritime, en légère baisse, n’en continue pas moins à jouer un
grand rôle pour l’échange des marchandises entre la péninsule et le
reste de l’Europe, notamment avec la Grande-Bretagne, la Hollande et
l’Italie.
En
Espagne, le rapport transport voyageurs et marchandises, route/chemin
de fer est de 20 contre 1 à l’heure actuelle.
En 2000,
la fiscalité générée par le transport routier en France a représenté
300 milliards de francs, celle générée par le transport
ferroviaire… 4,8 milliards de francs.
Les
statistiques officielles laissent entendre que le trafic des poids
lourds entre la péninsule et la France pourrait doubler d’ici 2020.
En admettant que la croissance économique se poursuive en Europe,
qu’il y ait 110 millions de tonnes supplémentaires à faire
transiter par les Pyrénées en 2020; en admettant par ailleurs que la
RENFE et la SNCF parviennent à en prendre 15 ou 16 millions à leur
compte -le transport maritime devant régresser, estiment les
prévisionnistes- le transport routier diminuera seulement de deux
points en pourcentage mais continuera malgré tout à prendre une part
de marché considérable. Il y aura toujours beaucoup de camions en
transit à travers les Pyrénées. Or le niveau de saturation des
autoroutes 2x3 voies est atteint avec 32 000 PL/J. (15 000 en
1999 ). |
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||