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  Sommaire  
- Le contexte par les chiffres
II  - Les préconisations de la Commission européenne
III  - Le train à la vitesse d’un…brise-glaces
IV  - L’Aragon pour la traversée centrale
- Une nouvelle voie Pampelune-Orthez ?
VI  - Le poids polluant des poids lourds
VII  - Oxydes d’azote en vallée d’Aspe
VIII  - Une invention suisse : la RPLP
IX  - Deux tunnels ferroviaires en chantier
- Internationaliser les coûts externes
XI  - Un bon exemple de transport combiné
XII  - SNCF : « une organisation obsolète »
XIII  - Fer : les retards de l’Espagne
XIV  - Lignes à grande vitesse : les projets prennent du retard
XV  - Espoirs et limites actuelles du cabotage maritime
XVI  - Le maritime plus crédible que le fer ?
XVII  - Conclusions de l’envoyé spécial de BAP

Le train à la vitesse d’un…brise-glaces

Le train à la vitesse d’un…brise-glaces

 

          Parmi les remèdes envisagés, il convient de séparer les deux lignes que sont la croissance économique et celle des transports. Il faut ensuite introduire la tarification en faisant intervenir le coût total de ces transports (infrastructure, gestion, maintenance) dans chacune des modalités. Il est indispensable de libéraliser le chemin de fer, trop monopolistique et peu compétitif –« les marchandises empruntant le ferroviaire vont à 18km/h, soit à la vitesse d’un… brise-glace » . Les infrastructures ferroviaires qui ne favorisent pas l’intermodalité dans leur état actuel doivent rester nationalisées mais l’exploitation doit être privée. Enfin il apparaît nécessaire de créer une agence européenne de la sécurité ainsi qu’un Fonds de Transport Européen.

          Les conclusions du Livre Blanc ne font cependant pas l’unanimité. Certaines voix se sont élevées pour faire remarquer que le document  jugeait plus acceptable de réaliser des passages ferroviaires à travers les Pyrénées que de se préoccuper des routes (18 passages au total dans les Pyrénées). Les routes d’accès, principalement en France n’ont pas été modernisées. La perméabilisation de la chaîne, vivement souhaitée par la CTP, doit être réalisée avec des passages plus efficaces.

           Les préconisations du document, pour intéressantes qu’elles soient, n’apparaissent donc pas toujours à la hauteur des enjeux car le chemin de fer n’arrivera pas, avant très longtemps, à résorber les surcharges de la route. Si par exemple on calcule la longueur des camions, ajoutée à l’intervalle réglementaire  entre eux, par le nombre de véhicules (8 000) transitant à un endroit donné, sur l’A9 « la Languedocienne » par exemple, on arrive quotidiennement à un mur ininterrompu de…520 km. Un intervenant comme ant comme Didier Ball (conseiller régional du Languedoc-Roussillon ) s’appuie sur la réalité des chiffres pour constater que le salut ne peut venir que du maritime. Et de toutes façons, dit-il, développer les infrastructures, c’est bien, « mais qui paie ? »