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  Sommaire  
- Le contexte par les chiffres
II  - Les préconisations de la Commission européenne
III  - Le train à la vitesse d’un…brise-glaces
IV  - L’Aragon pour la traversée centrale
- Une nouvelle voie Pampelune-Orthez ?
VI  - Le poids polluant des poids lourds
VII  - Oxydes d’azote en vallée d’Aspe
VIII  - Une invention suisse : la RPLP
IX  - Deux tunnels ferroviaires en chantier
- Internationaliser les coûts externes
XI  - Un bon exemple de transport combiné
XII  - SNCF : « une organisation obsolète »
XIII  - Fer : les retards de l’Espagne
XIV  - Lignes à grande vitesse : les projets prennent du retard
XV  - Espoirs et limites actuelles du cabotage maritime
XVI  - Le maritime plus crédible que le fer ?
XVII  - Conclusions de l’envoyé spécial de BAP

L’Aragon pour la traversée centrale

L’Aragon pour la traversée centrale

 

    Reste l’ idée d’une traversée centrale des Pyrénées au moyen d’un tunnel ferroviaire à basse altitude dont la réalisation apparaît bien éloignée dans le temps. Le représentant du Gouvernement autonome d’Aragon, Jesus Sanchez Ferraces a évoqué l’intérêt d’un tel ouvrage qui permettrait  de faire passer des trains consacrés à 90% au transport des marchandises. 50 millions de tonnes pourraient transiter  entre Saragosse et Toulouse par cette ligne  nouvelle, longue de 87 km dont 41 dans un tunnel creusé sous le Vignemale. Ce projet correspond à un volume de 240 trains par jour. « Que fait-on de ces trains une fois arrivés à Toulouse ? » s’est inquiété un intervenant  très au fait des difficultés de la SNCF, tandis qu’un autre s’exclamait d’un ton dubitatif : « quelle vallée des Pyrénées acceptera le passage de 240 convois par jour avec le bruit qu’ils provoqueront, amplifié par la nature des sites encaissés ? ».

        En attendant la création de cet hypothétique ouvrage, l’Aragon croit au développement du ferroviaire ainsi qu’en témoigne la modernisation de la ligne Saragosse–Canfranc. Sur les 185 km du parcours, 85 sont en cours avec mise des rails à la largeur internationale.