BEARN ADOUR PYRENEES Nos chemins pour l'Europe
Edito Agenda Dossiers Actualite Association Adhesion Partenaires Bulletin
Accueil Contact
  Index Dossier  
   
  Sommaire  
- Le contexte par les chiffres
II  - Les préconisations de la Commission européenne
III  - Le train à la vitesse d’un…brise-glaces
IV  - L’Aragon pour la traversée centrale
- Une nouvelle voie Pampelune-Orthez ?
VI  - Le poids polluant des poids lourds
VII  - Oxydes d’azote en vallée d’Aspe
VIII  - Une invention suisse : la RPLP
IX  - Deux tunnels ferroviaires en chantier
- Internationaliser les coûts externes
XI  - Un bon exemple de transport combiné
XII  - SNCF : « une organisation obsolète »
XIII  - Fer : les retards de l’Espagne
XIV  - Lignes à grande vitesse : les projets prennent du retard
XV  - Espoirs et limites actuelles du cabotage maritime
XVI  - Le maritime plus crédible que le fer ?
XVII  - Conclusions de l’envoyé spécial de BAP

Internationaliser les coûts externes

Internationaliser les coûts externes

 

Juan Antonio Fernandez del Campo de l’Université de Burgos, déplore l’ambiance oppressive du Livre blanc  et s’emploie à démontrer la fonctionnalité de la route par rapport au chemin de fer qui oublie aujourd’hui les territoires qu’il traverse et ne présente pas d’alternative intéressante à la route lorsque la distance est inférieure à 500 km. Si les poids lourds polluent par les émissions de CO2, c’est d’abord bien moins qu’autrefois parce que des améliorations spectaculaires ont été réalisées par les constructeurs et les pétroliers. C’est ensuite moins que les centrales thermiques, l’industrie, la biomasse et les foyers. S’il y a des efforts à faire pour réduire la pollution, c’est surtout dans le domaine de la circulation urbaine.

 Autre exemple : si l’on veut  réduire les difficultés là où les passages sont assez compliqués (exemple le tunnel routier de Vielha qui doit être prochainement doublé par un ouvrage plus sûr et plus confortable ) il suffit de réguler le mieux possible la circulation par des procédures techniques, comme le suggère Joan Delort du service catalan du trafic.

Le Suisse Mathias Zimmerman (T&E) estime lui, qu’il faut renoncer à améliorer les infrastructures routières tant que les coûts externes du transport ne sont pas intégrés à leurs prix. Il faut ensuite que ces coûts externes soient internationalisés. Sa philosophie est même carrément réductrice lorsqu’il recommande par exemple, du point de vue industriel, de fabriquer des produits moins lourds et moins volumineux ou encore lorsqu’il propose d’autres habitudes de consommation ou que soient décentralisées les productions plus près des consommateurs.