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Internationaliser les coûts externes
Juan Antonio Fernandez del Campo de
l’Université de Burgos, déplore l’ambiance oppressive du Livre blanc et
s’emploie à démontrer la fonctionnalité de la route par rapport au
chemin de fer qui oublie aujourd’hui les territoires qu’il traverse et
ne présente pas d’alternative intéressante à la route lorsque la
distance est inférieure à 500 km. Si les poids lourds polluent par les
émissions de CO2, c’est d’abord bien moins qu’autrefois parce que des
améliorations spectaculaires ont été réalisées par les constructeurs et
les pétroliers. C’est ensuite moins que les centrales thermiques,
l’industrie, la biomasse et les foyers. S’il y a des efforts à faire
pour réduire la pollution, c’est surtout dans le domaine de la
circulation urbaine.
Autre exemple : si l’on veut réduire les
difficultés là où les passages sont assez compliqués (exemple le tunnel
routier de Vielha qui doit être prochainement doublé par un ouvrage plus
sûr et plus confortable ) il suffit de réguler le mieux possible la
circulation par des procédures techniques, comme le suggère Joan
Delort du service catalan du trafic.
Le Suisse Mathias Zimmerman (T&E)
estime lui, qu’il faut renoncer à améliorer les infrastructures
routières tant que les coûts externes du transport ne sont pas intégrés
à leurs prix. Il faut ensuite que ces coûts externes soient
internationalisés. Sa philosophie est même carrément réductrice
lorsqu’il recommande par exemple, du point de vue industriel, de
fabriquer des produits moins lourds et moins volumineux ou encore
lorsqu’il propose d’autres habitudes de consommation ou que soient
décentralisées les productions plus près des consommateurs. |
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