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Lignes à grande vitesse : les projets prennent du retard
Roland Penavaire, de la Région
Languedoc-Roussillon qui travaille sur les questions du réseau
ferroviaire de l’Arc sud-européen avec la région Rhône-Alpes et l’Italie
a fait le point sur l’état d’avancement des infrastructures. Il note que
le réseau italien est en fort déficit de capacité et que le réseau
français ne fonctionne pas comme il devrait fonctionner.
En 2005, il existera toujours des points de
congestion entre Nîmes et Montpellier et les passages au nord de Lyon
seront toujours difficiles. Et en 2010, la situation sera toujours
caractérisée par un blocage aux mêmes endroits : « Qu’est-ce
qu’on va faire d’un réseau qui n’a pas la capacité d’absorber le trafic
qu’on voudrait y faire passer ? » interroge-t- il en se montrant
moyennement optimiste sur la réalisation des projets urgents de lignes à
grande vitesse Barcelone-Perthus, Turin-Milan-Florence,
Nîmes-Montpellier puis Montpellier-Narbonne. En 2015, le réseau pourrait
être cohérent à condition que la liaison Rhin-Rhône soit achevée. Mais
les coûts d’investissement sont tels pour ces projets (12,2 milliards
d’euros en France, 9 milliards en Espagne et 14 en Italie) qu’il faut
trouver les financements correspondants. Roland Penavaire
conclut en précisant que dix ans ont été perdus et que les
infrastructures prévues en 2001 étaient programmées pour 2015-2020.
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