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  Sommaire  
- Le contexte par les chiffres
II  - Les préconisations de la Commission européenne
III  - Le train à la vitesse d’un…brise-glaces
IV  - L’Aragon pour la traversée centrale
- Une nouvelle voie Pampelune-Orthez ?
VI  - Le poids polluant des poids lourds
VII  - Oxydes d’azote en vallée d’Aspe
VIII  - Une invention suisse : la RPLP
IX  - Deux tunnels ferroviaires en chantier
- Internationaliser les coûts externes
XI  - Un bon exemple de transport combiné
XII  - SNCF : « une organisation obsolète »
XIII  - Fer : les retards de l’Espagne
XIV  - Lignes à grande vitesse : les projets prennent du retard
XV  - Espoirs et limites actuelles du cabotage maritime
XVI  - Le maritime plus crédible que le fer ?
XVII  - Conclusions de l’envoyé spécial de BAP

Lignes à grande vitesse : les projets prennent du retard

Lignes à grande vitesse : les projets prennent du retard

 

Roland Penavaire, de la Région Languedoc-Roussillon qui travaille sur les questions du réseau ferroviaire de l’Arc sud-européen avec la région Rhône-Alpes et l’Italie a fait le point sur l’état d’avancement des infrastructures. Il note que le réseau italien est en fort déficit de capacité et que le réseau français ne fonctionne pas comme il devrait fonctionner.

En 2005, il existera toujours des points de congestion entre Nîmes et Montpellier et les passages au nord de Lyon seront toujours difficiles. Et en 2010, la situation sera toujours caractérisée par un blocage aux mêmes endroits : «  Qu’est-ce qu’on va faire d’un réseau qui n’a pas la capacité d’absorber le trafic qu’on voudrait y faire passer ? » interroge-t- il en se montrant moyennement optimiste sur la réalisation des projets urgents de lignes à grande vitesse Barcelone-Perthus, Turin-Milan-Florence, Nîmes-Montpellier puis Montpellier-Narbonne. En 2015, le réseau pourrait être cohérent à condition  que la liaison Rhin-Rhône soit achevée. Mais les coûts d’investissement sont tels pour ces projets (12,2 milliards d’euros en France, 9 milliards en Espagne et 14 en Italie) qu’il faut trouver les financements correspondants.  Roland Penavaire conclut en précisant que dix ans ont été perdus et que les infrastructures prévues en 2001 étaient programmées pour 2015-2020.