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  Sommaire  
- Le contexte par les chiffres
II  - Les préconisations de la Commission européenne
III  - Le train à la vitesse d’un…brise-glaces
IV  - L’Aragon pour la traversée centrale
- Une nouvelle voie Pampelune-Orthez ?
VI  - Le poids polluant des poids lourds
VII  - Oxydes d’azote en vallée d’Aspe
VIII  - Une invention suisse : la RPLP
IX  - Deux tunnels ferroviaires en chantier
- Internationaliser les coûts externes
XI  - Un bon exemple de transport combiné
XII  - SNCF : « une organisation obsolète »
XIII  - Fer : les retards de l’Espagne
XIV  - Lignes à grande vitesse : les projets prennent du retard
XV  - Espoirs et limites actuelles du cabotage maritime
XVI  - Le maritime plus crédible que le fer ?
XVII  - Conclusions de l’envoyé spécial de BAP

Espoirs et limites actuelles du cabotage maritime

Espoirs  et limites  actuelles du cabotage  maritime

 

Josep Albert Carbonell représentant l’autorité portuaire de Barcelone a essayé d’insuffler à la conférence un peu plus d’optimisme en traitant du transport de marchandises par voie maritime. En matière de cabotage, il existe selon lui des initiatives qui ne rencontrent pas trop de problèmes. Le cabotage est le seul à maintenir une tendance de croissance. De nouvelles perspectives s’offrent à ce mode de transport  avec l’ouverture de l’Union européenne, à condition qu’il sache s’adapter. Le principe du « just in time » exige une certaine flexibilité.

Pourquoi le cabotage porte–t-il en lui des espoirs ? D’abord parce qu’il existe beaucoup de ports, ensuite parce qu’il n’y a  pas de grands besoins en infrastructures, parce qu’il est peu gourmand en énergie et enfin  parce qu’il  a un faible impact environnemental. Les clients qu’on appelle chargeurs sont un peu moins optimistes : ils ont tendance à dire que le cabotage est peu attirant parce qu’il nécessite beaucoup d’intermédiaires, parce qu’il a peu de souplesse et qu’il exige  de gros volumes.

Josep Albert Carbonell  a cité l’exemple de la ligne Barcelone-Gènes, inaugurée en 1999  par la société Grimaldi et qui a rencontré un grand succès commercial. La ligne est passée à six rotations par semaine avec deux bateaux dont l’un transporte aussi des passagers. Un autre service a été organisé entre Barcelone-Lyon  avec un bateau mixte - maritime et fluvial - qui transporte des céréales dans un sens et  60/70 conteneurs dans l’autre. Cependant cette dernière ligne est déficitaire et ne survivrait pas sans l’aide financière  du dispositif européen Marco Polo. 

En matière de cabotage, n’existent  que des initiatives isolées. Quant à savoir combien de camions le maritime retire de la route, c’est une question à laquelle personne n’a été en mesure de répondre…