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Espoirs et limites actuelles du cabotage maritime
Josep Albert Carbonell représentant
l’autorité portuaire de Barcelone a essayé d’insuffler à la conférence
un peu plus d’optimisme en traitant du transport de marchandises par
voie maritime. En matière de cabotage, il existe selon lui des
initiatives qui ne rencontrent pas trop de problèmes. Le cabotage est le
seul à maintenir une tendance de croissance. De nouvelles perspectives
s’offrent à ce mode de transport avec l’ouverture de l’Union
européenne, à condition qu’il sache s’adapter. Le principe du « just in
time » exige une certaine flexibilité.
Pourquoi le cabotage porte–t-il en lui des
espoirs ? D’abord parce qu’il existe beaucoup de ports, ensuite parce
qu’il n’y a pas de grands besoins en infrastructures, parce qu’il est
peu gourmand en énergie et enfin parce qu’il a un faible impact
environnemental. Les clients qu’on appelle chargeurs sont un peu moins
optimistes : ils ont tendance à dire que le cabotage est peu attirant
parce qu’il nécessite beaucoup d’intermédiaires, parce qu’il a peu de
souplesse et qu’il exige de gros volumes.
Josep Albert Carbonell a cité
l’exemple de la ligne Barcelone-Gènes, inaugurée en 1999 par la société
Grimaldi et qui a rencontré un grand succès commercial. La ligne est
passée à six rotations par semaine avec deux bateaux dont l’un
transporte aussi des passagers. Un autre service a été organisé entre
Barcelone-Lyon avec un bateau mixte - maritime et fluvial - qui
transporte des céréales dans un sens et 60/70 conteneurs dans l’autre.
Cependant cette dernière ligne est déficitaire et ne survivrait pas sans
l’aide financière du dispositif européen Marco Polo.
En matière de cabotage, n’existent que des
initiatives isolées. Quant à savoir combien de camions le maritime
retire de la route, c’est une question à laquelle personne n’a été en
mesure de répondre…
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