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  Sommaire  
- Le contexte par les chiffres
II  - Les préconisations de la Commission européenne
III  - Le train à la vitesse d’un…brise-glaces
IV  - L’Aragon pour la traversée centrale
- Une nouvelle voie Pampelune-Orthez ?
VI  - Le poids polluant des poids lourds
VII  - Oxydes d’azote en vallée d’Aspe
VIII  - Une invention suisse : la RPLP
IX  - Deux tunnels ferroviaires en chantier
- Internationaliser les coûts externes
XI  - Un bon exemple de transport combiné
XII  - SNCF : « une organisation obsolète »
XIII  - Fer : les retards de l’Espagne
XIV  - Lignes à grande vitesse : les projets prennent du retard
XV  - Espoirs et limites actuelles du cabotage maritime
XVI  - Le maritime plus crédible que le fer ?
XVII  - Conclusions de l’envoyé spécial de BAP

Conclusions de l’envoyé spécial de BAP

Conclusions  de l’envoyé spécial de BAP

 

Pas de conclusions formelles des experts réunis à Barcelone, sauf à convenir que les Etats français, espagnols et portugais sont sans doute condamnés à prendre très vite des décisions importantes.

Nous retiendrons pour notre part de cette conférence les conclusions suivantes :

 

  •       Le transit des poids lourds n’est pas près de devenir étale puis de régresser  aux deux extrémités de la chaîne pyrénéennes. Il faudra bien s’en accommoder avec les infrastructures routières actuelles et se préoccuper très vite de réduire les points de saturation et de congestion (Côte basque, Bordeaux, Montpellier, Nîmes, Lyon).

  •       La SNCF comme la RENFE doivent consentir des efforts  considérables pour adapter, ce qui coûte très cher, leur réseau aux exigences du transport de fret (lignes nouvelles, installations intermodales, réorganisation de la gestion, etc.). Les accusations portées contre le SNCF tendent à démontrer qu’il faudra  surtout faire évoluer les mentalités  dans ce service public.

  •       Il semble nécessaire de bien réfléchir à la localisation géographique de la traversée centrale des Pyrénées au moyen d’un tunnel à basse altitude  lorsque l’étude du projet sera lancé et d’en évaluer à la fois l’impact sur l’environnement et l’efficience opérationnelle en fonction des lignes existantes ou à créer en France.

  •       Il paraît opportun de se préoccuper du développement du cabotage maritime, seul susceptible assez rapidement de répondre - en partie - aux problèmes posés.

  •       Pousser les Etats français et espagnols à se pencher plus vigoureusement et plus vite qu’ils ne le font sur la situation actuelle et future des transits transpyrénéens. Le poids financier et technique des grands projets d’infrastructures  est tel que ce qui est décidé aujourd’hui ne se traduit sur le terrain que dix ou vingt et même trente  années plus tard.

  •       La solution aux problèmes posés suppose que les Etats  en question consentent des investissements considérables. Or, il est clair que les Etats qui ont à faire face à des dépenses budgétaires importantes dans tous les domaines de la vie sont condamnés à faire des choix cruels et à opter pour des dispositions drastiques. Quant à l’Europe, elle prescrit de grands principes, ce qui est bien, mais il apparaît qu’elle ne met pas souvent ou du moins pas assez fortement  la main à la poche…

  •       L’exemple de la tarification mise en œuvre en Suisse n’est pas parfaitement transposable à la France, car les données géographiques, humaines, environnementales et socio-économiques ne sont pas tout à fait comparables, mais mérite néanmoins d’être approfondi. La RPLP présente l’avantage de taxer en toute légitimité les « pollueurs » et de procurer des ressources importantes pour améliorer les infrastructures