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Conclusions de l’envoyé spécial de BAP
Pas de conclusions formelles des experts
réunis à Barcelone, sauf à convenir que les Etats français, espagnols et
portugais sont sans doute condamnés à prendre très vite des décisions
importantes.
Nous retiendrons pour notre part de cette
conférence les conclusions suivantes :
Le transit des poids lourds n’est pas près
de devenir étale puis de régresser aux deux extrémités de la chaîne
pyrénéennes. Il faudra bien s’en accommoder avec les infrastructures
routières actuelles et se préoccuper très vite de réduire les points
de saturation et de congestion (Côte basque, Bordeaux, Montpellier,
Nîmes, Lyon).
La
SNCF comme la RENFE doivent consentir des efforts considérables pour
adapter, ce qui coûte très cher, leur réseau aux exigences du
transport de fret (lignes nouvelles, installations intermodales,
réorganisation de la gestion, etc.). Les accusations portées contre le
SNCF tendent à démontrer qu’il faudra surtout faire évoluer les
mentalités dans ce service public.
Il
semble nécessaire de bien réfléchir à la localisation géographique de
la traversée centrale des Pyrénées au moyen d’un tunnel à basse
altitude lorsque l’étude du projet sera lancé et d’en évaluer à la
fois l’impact sur l’environnement et l’efficience opérationnelle en
fonction des lignes existantes ou à créer en France.
Il
paraît opportun de se préoccuper du développement du cabotage
maritime, seul susceptible assez rapidement de répondre - en partie -
aux problèmes posés.
Pousser
les Etats français et espagnols à se pencher plus vigoureusement et
plus vite qu’ils ne le font sur la situation actuelle et future des
transits transpyrénéens. Le poids financier et technique des grands
projets d’infrastructures est tel que ce qui est décidé aujourd’hui
ne se traduit sur le terrain que dix ou vingt et même trente années
plus tard.
La
solution aux problèmes posés suppose que les Etats en question
consentent des investissements considérables. Or, il est clair que les
Etats qui ont à faire face à des dépenses budgétaires importantes dans
tous les domaines de la vie sont condamnés à faire des choix cruels et
à opter pour des dispositions drastiques. Quant à l’Europe, elle
prescrit de grands principes, ce qui est bien, mais il apparaît
qu’elle ne met pas souvent ou du moins pas assez fortement la main à
la poche…
L’exemple de la tarification mise en œuvre en Suisse n’est pas
parfaitement transposable à la France, car les données géographiques,
humaines, environnementales et socio-économiques ne sont pas tout à
fait comparables, mais mérite néanmoins d’être approfondi. La RPLP
présente l’avantage de taxer en toute légitimité les « pollueurs » et
de procurer des ressources importantes pour améliorer les
infrastructures |
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