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Ce qui reste à faire en vallée d’Aspe
CE QUI RESTE A FAIRE EN VALLEE D’ASPE
q Sur les 50,800 km de parcours d’Oloron (lieudit Gabarn) au tunnel du Somport, 22 km seulement ont été modernisés. Avec la mise en service de la déviation du vallon de Bedous, l’année prochaine, ce sont 28,500 km qui pourront être considérés comme acceptable et sécurisés, soit un peu plus de la moitié de l’itinéraire (voir la carte de la RN134 ci-après)
q Une amélioration sensible sera réalisée pour les usagers qui n’auront plus à traverser la capitale du Haut-Béarn lorsque sera ouverte la déviation d’Oloron, longue de 3500 mètres. L’opération pourrait aller – relativement- vite si les financements étaient apportés rapidement, les seules difficultés techniques étant constituées par la construction des deux viaducs franchissant les gaves et surtout le tunnel de Soeix. Les exemples d’opérations conduites par les services de l’Etat ne sont pas de nature à nous rendre optimiste : il a fallu environ une décennie pour réaliser les déviations de Gan, d’Aire-sur-l’Adour et de Bedous.
q Autre amélioration, celle offerte par la mise en service – mais quand ?- de la déviation de Gurmençon et d’Asasp, longue au total de 7250 m qui est administrativement prête puisque le préfet a pris, depuis sept ans, les arrêtés déclarant cette section d’utilité publique, si elle ne l’est pas encore sur le plan financier. Cette section est, en fait, découpée en deux tronçons : celui de Gurmençon-Arros au nord qui doit faire encore l’objet de procédures de remembrement et celui d’Arros-Asasp au sud qui est bien avancé et pourrait être rapidement mis en œuvre. Problème budgétaire là encore car, comme le projet tarde tellement à être exécuté (Asasp devait démarrer en 2006), il faut revoir les dossiers financiers….
q Autre progrès attendu, celui qu’engendrera l’ouverture de la déviation de Bedous à la réalisation de laquelle les services de l’Etat travaillent depuis près de dix ans, les problèmes n’ayant pas manqué – ne serait-ce que les expropriations rendues nécessaires par l’achat collectif de terrains par 3 000 opposants. On en voit enfin le bout : si tout va bien, la déviation sera ouverte à la mi-année 2009 ( pour les vacances d’été). Le giratoire nord est terminé, les terrassements le sont aussi, le marché des chaussées a été notifié. Resteront les travaux de finition, signalisation, etc.
q C’est plus au sud que résident les vraies difficultés parce que, c’est évident, l’Etat, depuis quinze ans, ne manifeste pas pour ces dossiers, sensiblement plus difficiles à traiter sur le plan technique, une vraie volonté politique à la hauteur de l’enjeu, en dépit des engagements pris à diverses reprises.
q Trois gros points noirs demeurent que les services compétents n’ont pas encore pris à bras-le corps :
Ø la déviation de Cette-Eygun. Le maître d’ouvrage a beaucoup tergiversé. Faut-il réaliser cette déviation sur la rive droite ou la rive gauche du gave ? L’affaire n’est toujours pas tranchée après plus de dix ans de réflexion. Aucune étude sérieuse n’est lancée sur ce dossier. Autant dire que cette section de la RN 134 ne sera pas ouverte demain.
Ø la section pont de Cebers /pont d’Urdos qui comporte l’étranglement des gorges du fort du Portalet. C’est l’endroit le plus dangereux pour les camions, là où il y a eu le plus d’accidents. C’est le secteur le plus difficile à traiter en raison de la proximité du gave et la montagne abrupte dans laquelle ont été creusés deux tunnels ferroviaires. Diverses solutions ont été envisagées, dont celle d’un tunnel passant… sous le fort du Portalet. Des travaux ont été entrepris ces derniers mois pour renforcer les murs et parapets et pour rehausser le profil de la chaussée en long et en travers pour gommer certains défauts. D’autres projets sont prévus pour améliorer tant bien que mal tout ce passage en élargissant la chaussée à 9 mètres. Mais à notre connaissance, ils sont toujours dans les cartons…
Ø la déviation d’Urdos. Là encore, le maître d’ouvrage, en l’occurrence, la direction régionale de l’Equipement est dans une profonde expectative devant l’ampleur de l’opération, évidemment coûteuse, quoi qu’on fasse, car le village est implanté sur le flanc de la montagne. Où passer ? en bas ou au–dessus ? L’idée d’un tunnel a même été lancée à un moment donné. Tout est possible techniquement. Mais ce qui manque le plus là encore c’est la volonté politique et les crédits. Alors à Urdos, les riverains se nourriront au CO² et aux gaz brûlés de gasoil pendant encore quelques années…
q Reste le dernier tronçon d’Urdos aux Forges d’Abel et au tunnel. C’est presque les Champs-Elysées quand on a connu la montée rustique du col naguère. Au moins peut-on y doubler les camions. Mais tout n’est pas réglé sur cette route en certains endroits, notamment au lieu-dit Bordenave où l’on redoute que la chaussée étroite et soutenue par des soutènements remontant au 19ème siècle ne s’effondre comme cela s’est déjà produit au Pène d’Aret. Là encore, un petit tunnel avait été envisagé qui aurait réglé le problème. Mais les tunnels ça coûte cher !
q Ah ! si l’on pouvait faire appel aux crédits européens ! Après tout cette route, comme le tunnel du Somport qui a reçu des subsides de Bruxelles est l’exemple même d’itinéraire international qui devrait être fortement aidé. L’Etat français s’en est-il vraiment préoccupé ? Bruxelles a décidé de faire porter son effort massivement sur le développement du ferroviaire, mais son budget comporte encore, croyons-nous savoir, quelques lignes de crédits à dépenser pour les projets routiers.
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