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30 ans pour Lyon-turin

L’expérience de la connexion Lyon Turin présentée par Patrice Raulin,  président du Lyon-Turin ferroviaire n’a pas manqué d’intéresser les congressistes en raison de ses spécificités internationales et de ses complexités techniques. C’est un « projet de maturation longue » puisque sa naissance remonte à 1993, la mise en service de l’ouvrage étant prévue en 2023. Soit pratiquement trente ans pour réaliser l’opération. http://www.lyon-turin.info/set_info.htm

                                      Le trajet Lyon-Turin en 1h45

 

-                - LTF – SAS est une filiale de Réseau Ferré de France(RFF) et de Rete Ferroviara Italiana  (RTI) promoteur de la partie commune Franco-italienne de la liaison

-                - Le  projet  de Lyon Turin comporte plusieurs tunnels dont le principal tunnel de base franco-italien fera 57 km de long.  Il -  L’ouvrage sera creusé à 550 m d’altitude.

-  Sept ans de travaux sont prévus pour le génie civil, quatre ans pour l’équipement      ferroviaire et un an pour les essais, ce qui amène à une mise en service en 2023.

-Le  - - Le montant des travaux  se situe  entre 10 et 15 milliards d’euros

- -  A - A l’horizon 2030, avec la nouvelle liaison, l'objectif est de transporter sur rail près de

40 40    40  millions de tonnes/an.

-                -  A l’heure actuelle, un voyageur met 4h15 pour     accomplir le trajet Lyon –Turin. Il ne mettra que 1h45 en 2023, soit trois fois moins.  http://www.ltf-sas.com/

Document RFF

         La déclaration d’utilité publique ayant été  prononcée  en décembre 2007,  et un avenant au traité de 678 millions d’euros  ayant été obtenu auprès de l’Union Européenne, ont donc pu débuter d’ilité PubliquePatrice les aspects techniques des études et les reconnaissances préliminaires de l’ouvrage qui se prolongeront jusqu’en 2013 date à partir de laquelle débuteront les travaux de creusement.  L’ouvrage est découpé en cinq sections, des « descenderies »  permettant d’attaquer le tunnel sur plusieurs fronts.  En Italie, les opérations  de reconnaissance n’ont pas  commencer en raison des oppositions des collectivités du val d’Aoste. «  Un tel projet nécessite  des processus de concertation développés, insiste Patrice Raulin. Les opérations ne se  feront pas  désormais si elles ne sont pas partagées par les territoires ».

 

 

Un projet de longue haleine

 

Tous ces éléments d’information revêtent une importance majeure pour l’Aragon dont l’ambition clairement déclarée est de trouver une issue à travers la « muraille pyrénéenne » pour que son appareil logistique trouve à se développer à l’échelle européenne. Inès Ayala, eurodéputée européenne aragonaise a rappelé à cet égard quels sont les défis actuels : « Le secteur ferroviaire ne répond pas encore aux  exigences du transport modal », dit-elle, notamment  pour des raisons techniques  tels que l’écartement des voies.

    Lorsqu’il s’agit de mettre en œuvre une infrastructure fondamentale comme celle de la Traversée ferroviaire des Pyrénées centrales, on constate  que les délais de réalisation sont très importants, ne serait-ce que pour obtenir la conjonction des principaux acteurs en faveur du projet, pour obtenir également une garantie de financement public satisfaisant.

   « C’est un projet de longue haleine, qui a une importance paneuropéenne, a renchéri Alfonso Vicente Barra, conseiller  des travaux publics  du Gouvernement d’Aragon. « Nous ne voulons pas  rester  tels que nous sommes en ce moment, c’est-à-dire en état d’infériorité ».

Une connexion avec la France

 

     « Un moment essentiel » pour le secrétaire d’Etat  à la planification et  aux relations internationales du ministère de l’Equipement espagnol. Victor Morlan Gracia  a tenu à rappeler que son ministère à Madrid avait   élaboré un plan stratégique pour la période allant de  2002 à 2020. Ce plan  prévoit  que 250 milliards d’euros seront investis dans les quatre modes de transports et que 50% de cette somme seront consacrés au développement du  ferroviaire. 9000  km de lignes à grande vitesse seront réalisés. Un effort considérable pour l’Espagne certes, mais un effort qui conditionne son développement.

   «  Nous voulons établir une connexion avec la France par le centre des Pyrénées. Le gouvernement espagnol est tombé d’accord avec  le président Sarkozy  pour cette traversée » ajoute Victor Morlane Gracia avant de préciser que le ministère  de Fomento (Equipement) travaillait à la définition d’un type de trafic qui associe le transport des marchandises et celui des voyageurs, le chemin de fer étant, à ses yeux, un mode de transport durable. «  Notre seule condition  préalable : que  cette  connexion commence à Saragosse et traverse la frontière par une vallée pyrénéenne. Nous  considérons que ce projet est compatible avec le type de trafic que nous souhaitons ».